• Brise marine



    La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres
    Fuir ! la-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
    D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
    Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
    Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
    O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
    Sur le vide papier que la blancheur défend
    Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
    Je partirai ! Streamer balançant ta mâture,
    Lève l'ancre pour une exotique nature !
    Un ennui désolé par les cruels espoirs,
    Croit encore à l'adieu surpême des mouchoirs !
    Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
    Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
    Perdus, sans mâts, ni fertiles îlots...
    Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots.
                                       
                                                                                 Stéphane Mallarmé


  • Commentaires

    1
    notre-amour
    Jeudi 23 Avril 2009 à 12:01
    voici ce bOo +5 du jour
    bonne journ? bisS

    notre-amour.boosterblog.com
    ornella
    2
    lali0309
    Mercredi 6 Mai 2009 à 12:07
    Salut ! Bonne promenade, le grand air ça ouvre l'appétit. Nous nous allons nous mettre à  table et cet après midi "coupage de pelouse". Le temps est gris mais cet après midi il doit faire grand soleil. Bisous
    3
    lenida1 Profil de lenida1
    Mercredi 6 Mai 2009 à 12:17
    Salut ! Bonne promenade, le grand air ça ouvre l'appétit. Nous nous allons nous mettre à table et cet après midi "coupage de pelouse". Le temps est gris mais cet après midi il doit faire grand soleil. Bisous
    4
    Corgiflore
    Samedi 9 Mai 2009 à 09:13
    Quel joli poeme, bien illustre !
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :