Le bonheur, dites-vous, on me l’ a donné,
Mystérieux et confus, il a un goût sucré,
Furtif, ses douceurs effacent les traces et les rides
Fais revivre l’ aube pâle d’ un printemps aride,
Réveille l’espérance ardente d’ une folle jeunesse,
Mais tout cela n’est vraiment que vaines promesses.
Le bonheur, dites-vous, je l’ ai trouvé ?
Au détour d’ un chemin, à l’ ombre d’ une haie,
Au milieu d’ une vie entourée de secrets,
Dans un jardin de fleurs aux pétales fanées.
Le bonheur, dites-vous, il faut l’ emprisonner !
Il faudrait d’ abord le prendre pour le conserver.
Il appartient à quiconque, à personne en particulier,
Il échappe à tous ceux qui veulent le capturer.
Le bonheur, dites-vous !
Au détour des années, moi je l’ai rencontré.